Proximité, connectivité, deux mamelles du commerce de demain

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« Le style de vie des consommateurs a des conséquences majeurs sur le commerce. » En introduisant au SIEC sa conférence par ce propos,Christopher Wicker, président de The Retail Consulting Group, dévoile en quelques mots deux tendances très fortes du commerce : la proximité et la connectivité.

Proximité d’abord. « En France, il y a quelques années, il était impossible de faire ses courses le soir, dans un supermarché à côté de chez soi », rappelle Christopher Wicker, corroborant son propos de statistiques éloquentes. « En 1980, les magasins de proximité représentaient 30% de parts de marché. En 2005, ils n’en représentaient que 5%. Mais aujourd’hui, toutes les enseignes se battent pour être présentes en centre-ville, surtout à Paris. » Et d’égrener les Chez Jean, Carrefour City, Système U Express qui se multiplient dans les axes commerçants des grandes villes. Ce retour en centre-ville va-t-il tuer le commerce de périphérie ? « Dans les années 90, les hypermarchés étaient 15% moins chers que les supermarchés. En 2010, ils n’étaient que de 5% moins chers… », rappelle Christopher Wicker. Mais alors que la mort de l’hypermarché semblait toute proche, des groupes ont fait le pari de son renouveau. Carrefour en tête, qu’érige en exemple Christopher Wicker. « Le concept de Carrefour Planet est plus qualitatif, plus pertinent, et propose plus de services », détaille-t-il. En 2011, le groupe a déjà déployé ce concept dans 40 magasins en France, 92 en Europe et ne compte pas s’arrêter là. Reste à savoir s’il va séduire les consommateurs. Ça, l’histoire ne le dit pas encore.

Proximité donc, mais aussi connectivité. « En 2009, les ventes à distance ont augmenté de 24%, à 31 Mds€. Le nombre d’internautes qui achètent sur la toile a progressé de 11,9% et s’élève aujourd’hui à 27,3 millions de personnes, indique le président de The Retail Consulting Group. En France, l’e-commerce devrait progresser de 20% chaque année. » La frontière entre commerce traditionnel et commerce virtuel est chaque fois plus ténue, à mesure que les groupes s’inscrivent dans la tendance du « click and mortar ». Ventes privées et ventes flash des centres commerciaux, organisées sur internet, font converger ces deux canaux de distribution. En France, c’est Hammerson qui a amorcé la tendance, d’abord en commençant par organiser des ventes flash sur le site internet de son centre commercial Italie 2 à Paris ; puis en signant pour O’Parinor, un partenariat unique avec le site de ventes événementielles en ligne www.vente-privee.com. Innovant, le concept est-il pour autant gagnant ? Là encore, trop tôt pour le dire, ce qui n’empêche pas Christopher Wicker de lui prédire déjà « un très bel avenir ».

AUTEUR : Christopher Wicker

Le TGI multiplie par cinq le loyer du magasin Printemps Ă  Lyon

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ANF Immobilier sociĂ©tĂ© foncière cotĂ©e contrĂ´lĂ©e par Eurazeo, a indiquĂ© hier soir que le tribunal de grande instance (TGI) de Lyon avait rendu un jugement dans le litige l’opposant au Printemps de Lyon :
« dans le cadre de la fixation de la valeur locative des locaux [lui] appartenant et occupés par la SAS Printemps à Lyon, le Tribunal de grande instance de Lyon a rendu son jugement en premier ressort dont les principaux éléments sont les suivants : le montant du loyer est fixé à 2 135 650 € contre 402 197 € aujourd’hui ; le nouveau loyer prend effet au 25 juin 2006 ; le montant est à majorer des intérêts de retard sur la période ; le tribunal ordonne l’exécution provisoire » .
Le magasin Printemps, situé au 42, rue de la République à Lyon 2e, développe environ 10 000 m².

Commentant cette annonce, les analystes d’Aurel BGC parlent d’une “très bonne nouvelle” puisqu’ils attendaient une dĂ©cision plus tardive et une revalorisation infĂ©rieure. C’est près de 10 millions d’euros d’arriĂ©rĂ©s de loyers que le groupe devrait encaisser, intĂ©rĂŞts de retard compris. En outre, la hausse de ventes qui s’ensuivra ne s’accompagnera d’aucune progression de charges.

“Si on capitalise ANF sur la base d’un multiple de 12 fois l’EBITDA et en tenant compte des 10 millions d’arriĂ©rĂ©s de loyers, cette nouvelle est crĂ©atrice d’environ 30 millions d’euros de valeur chez ANF, soit plus de 1 euro par titre”, calculent les spĂ©cialistes qui conseillent la valeur Ă  l’achat et visent toujours 40 euros.

Vente d’un Retail Park par ALTAREA

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Alain Taravella, prĂ©sident fondateur d’Altarea, a dĂ©clarĂ© dans le cadre de la cession d’un actif commercial – Retail Park – pour 20,7 M€ :

« La vente du retail park de Crêches-sur-Saône (71) au-dessus de la valeur d’expertise démontre la pertinence de notre stratégie dans ce domaine. Avec leur positionnement mass market dans un environnement où le consommateur final est particulièrement sensible au critère de prix, les retail parks sont des actifs de qualité sur lesquels nous contribuons à créer de la valeur. Cette vente s’inscrit également dans la politique d’asset management active que nous menons sur l’ensemble de notre patrimoine : restructuration/extension d’actifs existants mais aussi arbitrages sur des actifs parvenus à maturité. Ces opérations nous permettent de financer notre développement et de maintenir notre dynamique de croissance. »

Papin: « Système U joue dans la cour des grands »

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« La petite enseigne qui monte » dévoile ses ambitions : ouvrir 600 magasins d’ici à 2016. Le groupement, qui affiche un chiffre d’affaires de 15,22 milliards d’euros en 2010, gagne de nouveaux clients. Malgré la pression sur les prix, les commerçants indépendants se sentent pousser des ailes. Serge Papin, président de Système U, explique ses projets au JDD.

Vous venez de signer l’acquisition de Telemarket, et l’intégration des nouveaux franchisés issus de Coop Atlantique. 2011, année faste?
Système U joue dans la cour des grands. À la fin de l’année, le groupement affichera 10% de parts de marché. Nous entrons dans le club très fermé aux côtés de Leclerc, Carrefour, Intermarché, Auchan… Dans cinq ans, l’ambition est d’atteindre la troisième place du podium avec 12% du marché français. Il faudra ouvrir 600 magasins pour atteindre un total de 2.000 points de vente. Nous miserons sur le supermarché de proximité. Les hypers de plus de 10.000 m2 ne correspondent plus au mode de vie actuel.

Pourquoi avoir racheté Telemarket.fr, un site déficitaire depuis sa création?
U-Telemarket –son nouveau nom– nous ouvre le marché parisien. Lundi, les produits à marque U seront disponibles en ligne. À la rentrée, l’offre passera de 6.500 références à 10.000 à des tarifs plus compétitifs. Si l’expérience réussit, nous ouvrirons à Lille, Marseille ou Bordeaux. Objectif : un site bénéficiaire en 2012.«85% de nos produits sont fabriqués par des entreprises locales.»

Le Net, un nouvel allié?
Internet est complémentaire. Les magasins U ont ouvert 350 drive, qui permettent aux consommateurs de commander sur Internet et de charger les marchandises en magasin. Le nombre de commandes devrait doubler dans l’année pour frôler le million. Sur le Net, on achète les produits lourds. En magasin, c’est le shopping plaisir : choisir une bonne bouteille, écouter les conseils d’un vrai poissonnier…

Avec le retour de l’inflation, les distributeurs sont accusés de préserver leur marge au détriment des consommateurs.
Quelle rengaine… Selon le cabinet Iri Group, les prix dans l’alimentaire chez Système U ont baissé 0,02% entre avril 2010 et avril 2011. C’est à comparer avec une inflation globale de 0,7%. Nos acheteurs sont restés fermes durant les négociations avec les industriels. Grâce à sa croissance, Système U est un acteur incontournable. Malgré tous ces efforts, les Français doivent s’attendre à des hausses d’environ 2% dans les mois à venir en raison de l’inflation des matières premières agricoles.

Qui pousse les portes de vos magasins?
Certains consommateurs quittent Carrefour Market. D’autres se détournent des hard discount Aldi, Ed, et Leader Price. Nos atouts : les produits U et un choix plus large.

Est-ce dû au modèle coopératif ?
Oui. La coopération impose de se concentrer sur les clients sans se disperser dans des stratégies financières. Chaque propriétaire de magasin U est ancré dans sa région. Il est proche des habitants et des PME ; 85% des produits U sont fabriqués par des entreprises locales. Avec des précautions draconiennes : allégement des emballages, suppression progressive de l’huile de palme, des parabens… Cette année, 2.000 personnes supplémentaires seront recrutées. Certaines pourront bénéficier de formations et du fonds Expan U pour s’installer. Notre stratégie, c’est distribution et redistribution. Il faut que le commerce profite à tous. Pour plus d’efficacité, je milite pour la création d’un vaste ministère qui réunirait l’agriculture, l’industrie, le commerce et les consommateurs.

Les clĂ©s du marchĂ© du commerce, l’Ă©tude Pulse livre ses clĂ©s

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Le commerce reste l’actif le plus performant en 2010, avec un rendement global de 11%.

Ă€ l’occasion du prochain Siec le 15 et 16 juin prochain au Cnit – La DĂ©fense, le cabinet Jones Lang Lasalle dĂ©crypte les clĂ©s du marchĂ© des commerces Ă  travers son Ă©tude baptisĂ©e Pulse.

En France on peut noter une divergence croissante entre l’indicateur de confiance des ménages et la consommation d’un côté et le solde conjoncturel du climat des affaires de l’autre. En effet, en mars la consommation des ménages a reculé de 0,7 % pour un solde positif de +1,2 % au 1er trimestre 2011 (+ 2,6 % sur un an). Les ventes automobiles ont certes reculé mais sur l’ensemble du trimestre le marché bénéficie encore d’un effet de traîne de la prime à la casse. Parallèlement, si l’indicateur de confiance des ménages reste stable en avril (83) il reste nettement en-deçà de la moyenne et long terme (100) sur l’ensemble de ses composantes (niveau de vie, chômage, inflation).

En avril 2011, l’indice des prix à la consommation (IPC) était en hausse de 0,3 %, après une augmentation de 0,8 % en mars. Sur un an, il s’est accru de 2,1 % (+2 % en mars). L’accroissement des prix provient notamment de l’augmentation des prix des produits manufacturés, mais aussi aux fortes hausses de prix des produits pétroliers et alimentaires. Aussi comme l’inflation augmente plus vite que les revenus, ceci risque d’affaiblir le pouvoir d’achat, et de ne pas renforcer la confiance des ménages.

Les enseignes : entre prudence et opportunisme
La reprise progressive de l’activité commerciale actée en 2010 se poursuit sur la même tendance en 2011. Les enseignes demeurent prudentes et se développent davantage au gré des opportunités. Les enseignes étrangères sont particulièrement actives et affichent pour certaines des stratégies ambitieuses de conquête du territoire :  que ce soit pour une première implantation en France à l’instar de l’enseigne italienne de maquillage Kiko, de l’Allemand Jack Wolfskin, de l’Anglaise Karen Millen ou encore d’As Adventure, nouveau concept belge multimarque de sport, ou que ce soit dans une logique d’expansion comme par exemple Apple, Desigual, Fossil, Lavina ou encore Uniqlo, déjà implantées en France.

Du côté des enseignes françaises, il n’y a pas de redéploiement. Elles consolident les sites existants, améliorent voire retravaillent leur concept, et se repositionnent parfois sur de nouveaux sites en arbitrant les anciens. Dans la restauration les nouveaux concepts ont explosé de toute part, dans tous les sites commerciaux. Les concepts alimentaires de proximité poursuivent également leur expansion. Après Monop’, Carrefour City, U Express et autres Intermarché Express, c’est au groupe Auchan de lancer son nouveau concept urbain A 2 Pas.

Sans grande surprise, les emplacements n°1, les centres commerciaux et les retails parks bénéficiant de grandes zones de chalandise, et d’une localisation optimale sont les cibles privilégiées des enseignes, qui espèrent ainsi limiter les risques liés à une nouvelle ouverture. Les projets de restructuration, de rénovation et d’extension sont toujours nombreux, avec des échéances à plus ou moins long terme. Les incertitudes économiques ont continué à inciter les propriétaires de centres commerciaux et de galeries marchandes à favoriser ce type d’investissement. Aussi, par exemple, le centre commercial “Les Belles Feuilles”, situé dans le 16e arrondissement de Paris, vient d’être inauguré en mai à l’issue d’une rénovation complète. D’autres extensions/rénovations sont déjà planifiées comme celle de “Parly 2” prévue pour mi-2013, ou encore celle du “Forum des Halles” pour 2014, pour ne citer qu’elles.

Un certain nombre de projets neufs devrait voir également le jour cette année. Si l’heure est davantage aux projets de taille plus réduite, de nouvelles ouvertures d’envergure sont toutefois attendues à l’instar de l’inauguration remarquée du tout nouveau centre commercial “Le Millénaire”, situé aux portes de Paris, à Aubervilliers (56 000 m²), ou encore de “Lyon Confluence” qui ouvrira ses portes finalement en mars 2012 (53 000 m²). La caractéristique commune de ces projets est d’introduire aujourd’hui une certaine mixité en y intégrant à la fois des commerces et des loisirs, le tout situé dans un plus vaste projet d’aménagement urbain comprenant de l’hôtellerie, des logements et des bureaux ce qui maintient les loyers “prime” à un niveau élevé.

Les enseignes encore fragilisées par la crise négocient âprement leurs conditions locatives, profitant ainsi d’un rapport de force qui leur est encore favorable. Aussi, de manière générale, les bailleurs échaudés par la conjoncture économique et immobilière de ces dernières années, sont plus enclins aux négociations. Moins exigeants et plus souples, ils accordent plus facilement des mesures d’accompagnement, et n’hésitent plus à mettre en place des loyers progressifs pour les premières années.

Le commerce a toujours la cote auprès des investisseurs
D’après le dernier indice IPD sur la performance immobilière, le commerce reste l’actif le plus performant en 2010, avec un rendement global de 11 %, soit un peu mieux que le bureau et que le résidentiel. Les investisseurs ne s’y trompent pas. 2010 a été en effet une année particulièrement dynamique et riche en transactions significatives, avec plus de 2,8 milliards d’euros investis sur le marché des commerces en France (hors portefeuille Simon Ivanhoé acheté par Unibail/Rodamco). Or, le manque de produits de grande taille, observée depuis fin 2010, freine aujourd’hui les volumes transactés. Avec près de 370 millions d’euros investis au 1er trimestre, le marché de l’investissement en commerce a connu un net ralentissement, de l’ordre de 24 % par rapport à la même période l’année passée. Ces volumes restent toutefois supérieurs à ce que l’on a pu connaître en 2008 et 2009.

Pour en savoir plus : Document Complet de John Lang Lasalle – Commerce JLL mai 2011

Inter Ikea ouvre son 2e centre commercial Ă  Reims

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Inter Ikea Centre Group (IICG) a ouvert son 2ème centre commercial en France, à Reims, sur la commune de Thillois. Il comprend 23 000 m² de surface de vente et représente un investissement de 40 M€.

 

Il s’agit du premier projet thématique maison et loisir de la région, avec plus de 20 enseignes, complémentaires au magasin. Ikea ouvert en août dernier, parmi lesquelles on retrouve A.S. Adventure, Chantemur, Darty, Fnac, Geneviève Lethu, Hémisphère Sud, Interior’s, Interactif, Intersport, La Cuisinerie, Le Roi du Matelas, Maison de la Literie, Maxi Zoo, Meubles Gauthier, Passage Bleu, Salon Center, Zodio. Lumiland et Maisons de Lumière by Technal sont annoncées pour mai et Tousalon d’ici la rentrée. Le centre, acquis par IICG auprès du promoteur Sopic, est commercialisé à 85%, et dispose encore de 5 espaces disponibles.

 

L’immobilier de luxe au top à Paris

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Qu’on se le dise : la capitale a de plus en plus la cote. Résultats : les prix de l’immobilier résidentiel de luxe à Paris ont augmenté de 22 % entre mars 2010 et mars 2011. C’est ce qu’indique le dernier indice du cabinet Knight Frank.
Les raisons Ă©voquĂ©es par les experts pour expliquer cette forte hausse : l’attrait croissant de la capitale auprès des acquĂ©reurs internationaux et une offre de plus en plus rare. L’Ă©tude indique que la capitale « rivalise avec la performance des villes asiatiques ». Elle arrive ainsi en tĂŞte des plus fortes augmentations dans le classement, prĂ©cĂ©dant Hong Kong (+15 %), la capitale de la Finlande, Helsinki (+12,2 %). Viennent ensuite dans le Top 15 Shangai et PĂ©kin.

A Paris, les investisseurs qui proviennent de pays comme le Brésil, la Russie,  l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud sont très présents. Ils considèrent la ville lumière comme « un refuge pour investir leurs fonds dans un marché mature et très performant ». A l’inverse, Moscou enregistre une baisse de son immobilier de prestige de 8 % sur cette même période de mars 2010 à mars 2011.

Le classement des plus fortes hausses de prix dans l’immobilier de luxe sur un an :

1 – Paris (+22,2 %)
2 – Hong Kong (+15 %)
3 – Helsinki (+12,2 %)
4 – Shanghai (+11 %)
5 – PĂ©kin (+10 %)
6 – Londres (+8,6 %)
7 – Singapour (+8,6 %)
8 – Zurich (+8 %)
9 – Kiev (+3,2 %)
10 – Genève (+1,6 %)
11 – Monaco (+1,1 %)
12 – Saint-Petersbourg (+1,1 %)
13 – New York (+1 %)
14 – Los Angeles (-2,2 %)
15 – Moscou (-8 %)

Apple : 233 millions de visiteurs ont franchi le seuil des boutiques en 2010

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A l’heure de souffler leur dixième bougie, les boutiques Apple font le calcul : 324 boutiques réparties dans 11 pays, qui ont rapporté 13 % du chiffre d’affaires (9,08 Mds$) et dont le seuil a été franchi par 233 millions de personnes en 2010. Preuve qu’en matière d’immobilier commercial, leur stratégie a fait mouche. « En termes d’efficacité commerciale, ces boutiques sont même devenues un modèle, indique le quotidien Les Echos. Dans le classement au chiffre par pied carré, les Apple Stores ont dépassé les boutiques du bijoutier Tiffany (un peu plus de 4 000 contre près de 2 700), qui ont longtemps été la référence de ce classement ».

Lire l’article de Miche Ktitareff – Les Echos du 23 Mai 2011

La nouvelle Samaritaine ouvrira Ă  l’Ă©tĂ© 2014

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L’ensemble immobilier amĂ©nagĂ© sur le site de la Samaritaine, en plein centre de Paris, ouvrira ses portes au milieu de 2014, a annoncé Jean-Jacques Guiony, directeur financier de LVMH et PDG de la Samaritaine dont le groupe de luxe est propriĂ©taire.

Il inaugurait en compagnie d’Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, et de Jean-François Legaret, maire UMP du 1er arrondissement de Paris, la Maison du Projet, lieu d’information sur la conception, l’architecture et l’usage de l’ensemble immobilier installĂ© entre Seine et rue de Rivoli, Ă  la place du grand magasin qui a fermĂ© en juillet 2005 pour cause de vĂ©tustĂ© et dangerositĂ©. Cette Maison du Projet sera ouverte au public vendredi 20 mai 2011. La nouvelle Samaritaine -l’ensemble conservera ce nom- comportera 26 000 m2 de surfaces commerciales, 20 000 m2 de bureaux, 7 000 m2 de logements sociaux, soit une centaine d’appartements, une crèche de 60 berceaux et un hĂ´tel de prestige Cheval blanc (groupe hĂ´telier dont LVMH est propriĂ©taire).
L’hĂ´tel de 80 suites et chambres occupera le bâtiment Art DĂ©co de Henri Sauvage, situĂ© en bord de Seine. Dans les autres bâtiments, dont l’immeuble Art Nouveau de Franz Jourdain et sa grande verrière, les niveaux -1, 0, 1 et 2 seront utilisĂ©s en surfaces commerciales, les niveaux 3 et 4 en bureaux et logements. La terrasse au niveau 5 sera ouverte au public et destinĂ©e Ă  des animations culturelles. L’ensemble emploiera entre 2 200 et 2 500 personnes.

Le projet, qui reprĂ©sente un investissement de 460 M€, a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  l’agence Sanaa, prix Pritzker 2010, dont les deux architectes sont Kazuyo Sejima et Ryue Nishizama. Ils se sont occupĂ©s de tout le remodelage du bloc d’immeubles, sauf l’amĂ©nagement intĂ©rieur de l’immeuble en bord de Seine, le futur hĂ´tel, confiĂ© Ă  Edouard François. Anne Hidalgo a insistĂ© sur la dimension patrimoniale du projet qui respecte l’oeuvre des architectes Franz Jourdain et Henri Sauvage, contribue Ă  la vie sociale et Ă©conomique du quartier, et sert ainsi « l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral des Parisiens ». « C’est une très bonne nouvelle pour Paris », a-t-elle dit. Jean-François Legaret a lui aussi saluĂ© la qualitĂ© de ce projet architectural d’une « audace raisonnĂ©e » et s’est fĂ©licitĂ© de l’ouverture de la Maison du Projet, « un lieu qui va permettre d’animer le dĂ©bat ».

Source : AFP

« La SCPI est un produit immobilier »

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Pointant dans le quinté de tête des sociétés de gestion de SCPI indépendantes, Paref Gestion, filiale du groupe Paref, affiche un plan de développement ambitieux notamment dans le domaine des OPCI. Thierry Gaiffe, directeur général de Paref Gestion, dévoile son plan de marche pour 2011.

Filiale du groupe Paref créée il y a 20 ans, Paref Gestion est une société de gestion de portefeuille qui a collecté, sur les trois premiers mois de l’année, 14 M€ pour ses SCPI (représentant le tiers de sa collecte 2010). La valeur globale du patrimoine de SCPI géré dépasse désormais les 300 M€ au travers de trois véhicules historiques : Pierre 48 (SCPI de plus-value spécialisée dans les appartements occupés notamment en loi de 1948), Novapierre 1 (SCPI de rendement dédiée aux murs de magasins surtout parisiens) et Interpierre (SCPI de rendement en immobilier d’entreprise à fort rendement). Paref Gestion exerce son métier de gestionnaire pour compte de tiers auprès de deux publics : sa société-mère et des entités extérieures au groupe. Aujourd’hui, nous disposons de 675 M€ d’actifs sous gestion, dont 200 M€ pour le groupe Paref. Et nous figurons parmi les quatre sociétés de gestion de SCPI indépendantes du marché derrière Perial, Uffi et Sofidy. Paref Gestion a, aujourd’hui, la volonté de grossir.

Les SCPI

Atypique, la SCPI Pierre 48 a vu le prix de sa part multipliée par 4,2 en l’espace de quinze ans. En 2010, cette SCPI a poursuivi sa croissance et a vu le prix de sa part revalorisée de 5,7 %. Cette SCPI, qui a intérêt à faire un peu de dette, a un peu décollecté et a acquis pour 3 M€ en 2010, faisant suite à une année 2009 où 15 M€ avaient été arbitrés, générant des plus-values de 12 M€. Novapierre 1, SCPI de rendement axée sur les murs de magasins en centre-ville, détient 130 lignes représentant 75 M€ d’actifs. Elle a collecté 23 M€ en 2010 et le prix de sa part a été revalorisé de 2,4 % avec un rendement de 5,6 %, soit une performance de 8 %. SCPI de diversification, Interpierre, de son côté, se positionne sur les locaux d’activités en seconde couronne parisienne, détient 35 M€ d’actifs pour une capitalisation de 15 M€. Elle a vu, en 2010, le prix de sa part revalorisé de 7,5 % et a affiché une performance de 11,70 %. C’est une SCPI intermédiaire, entre la capitalisation et le rendement. La stratégie 2011 demeure fondée sur une politique active d’investissement. Confortée par une collecte de 42 M€ en 2010, niveau record pour la société, Paref Gestion se fixe un objectif ambitieux de collecte de 60 M€ en 2011.

Les OPCI

Les OPCI représentent le 2e axe du développement de Paref Gestion qui a demandé son agrément auprès de l’AMF fin 2007 et l’a obtenu début 2008. Nous gérons trois OPCI à règles de fonctionnement allégées totalisant une valeur d’actifs de 144 M€. Créée en juillet 2008, Vivapierre est spécialisée dans l’externalisation d’une partie des actifs du groupe de tourisme Belhambra (7 villages de vacances représentant 120 M€ d’actifs). Il s’agit d’un club deal sur une opération ponctuelle et dédiée. Deuxième véhicule : Naos, réservé aux centres commerciaux, lancé en 2009. Il a notamment acquis, pour 30 M€, un Castorama sur la zone commerciale de La Valentine à Marseille et prévoit de le transformer en plusieurs commerces à l’horizon 2012-2013 sur 5 000 à 6 000 m² shon. Enfin, Polypierre, créé fin 2009, est le petit dernier : il entame ses premiers investissements opportunistes en immobilier d’entreprise. L’OPCI RFA est un outil souple qui permet de coller aux besoins d’un institutionnel qui veut externaliser ses murs. Paref Gestion a, dans les tuyaux, trois OPCI dédiés ou thématiques avec des partenaires extérieurs au groupe Paref mais où ce dernier se déclare prêt à prendre un ticket.

CCL

Pour nous la SCPI représente un produit immobilier et l’OPCI est un service financier car on peut y faire du sur-mesure.

Auteur: Thierry Gaiffe, directeur gĂ©nĂ©ral – Paref Gestion