How global is the business of retail ?

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L’expansion mondiale du commerce de dĂ©tail se poursuit en dĂ©pit de conditions difficiles. Le rapport annuel de CB Richard Ellis rĂ©vèle les tendances du commerce de dĂ©tail Ă  l’Ă©chelle mondiale.

Londres, le 11 avril 2011 – Les grandes enseignes internationales continuent d’Ă©tendre leur rĂ©seau de magasins sur une vaste gamme de marchĂ©s internationaux, en dĂ©pit de conditions difficiles, comme le montre l’Ă©dition 2011 de How Global is the Business of Retail ?, une enquĂŞte rĂ©alisĂ©e par le N°1 mondial du conseil en immobilier d’entreprise, CB Richard Ellis.

Dans sa quatrième Ă©dition, cette enquĂŞte annuelle cartographie l’empreinte mondiale des 323 plus grandes enseignes au monde dans plus de 73 pays, afin d’identifier les tendances de leur expansion, tant au niveau national que rĂ©gional. Ce rapport montre que bien que l’Ă©conomie mondiale soit sortie de la rĂ©cession en 2010, les conditions restent dĂ©licates pour les dĂ©taillants, la consommation des mĂ©nages ayant reculĂ© sur de nombreux marchĂ©s et le ralentissement du rythme de construction des centres commerciaux entraĂ®nant une rarĂ©faction des espaces de premier choix.

Pour la quatrième annĂ©e consĂ©cutive, le Royaume-Uni (R-U) se maintient en tĂŞte du classement, en tant que marchĂ© de dĂ©tail le plus internationalisĂ©. Il attire 58 % des enseignes internationales concernĂ©es par l’Ă©tude, suivi de près par les Émirats Arabes Unis (EAU), avec 54 %, et les États-Unis, avec 50 %.
L’Europe continue de dominer le classement des marchĂ©s mondiaux les plus recherchĂ©s, les cinq Ă©conomies les plus importantes du continent figurant toutes en bonne place parmi les dix premiers rangs des destinations internationales : R-U (1er), France (4e), Espagne (5e), Allemagne (6e), Russie (8e) et Italie (10e). Toutefois, les vingt premières places s’internationalisent au fur et Ă  mesure que les grandes enseignes ciblent les principaux marchĂ©s Ă©mergents, en plus des destinations dĂ©jĂ  Ă©tablies. La Turquie enregistre la plus forte croissance en matière de prĂ©sence d’enseignes, avec 39 % de toutes les enseignes faisant l’objet de l’enquĂŞte, en hausse de 2,2 %. La Belgique, la Pologne, l’Égypte, le Vietnam, le BrĂ©sil et le Mexique ont aussi vu la prĂ©sence des enseignes progresser de 1,5 % ou plus.

L’expansion Ă  l’international demeure stratĂ©gique pour les enseignes du monde entier, puisque 40 % des ouvertures de nouveaux magasins se font hors de la rĂ©gion d’origine. Si le rythme de cette expansion s’est ralenti, l’empreinte gĂ©nĂ©rale ne progressant que de 2 % l’an passĂ©, contre 4 % en 2009 et 12 % en 2008, près de 21 pays ont vu arriver 5 nouvelles enseignes ou plus l’an dernier. Au niveau national, ce sont les dĂ©taillants d’AmĂ©rique du Nord qui ont le plus Ă©tendu leur activitĂ©, leur empreinte ayant progressĂ© de 2,6 %, alors que ceux d’Europe et d’Asie-Pacifique, ont chacun progressĂ© de 1,8 %.

Peter Gold, responsable Cross Border Retail EMEA chez CB Richard Ellis, a commentĂ© les rĂ©sultats de la manière suivante : « Bien que le rythme des ouvertures ait ralenti en 2010, les dĂ©taillants continuent d’Ă©tendre leur rĂ©seau de magasins sur une vaste gamme de marchĂ©s internationaux, ciblant tant les pays Ă©mergents que les plus matures. S’il est clair que le processus de mondialisation se poursuit, deux facteurs limiteront le rythme d’expansion dans les annĂ©es Ă  venir : la quantitĂ© limitĂ©e de nouveaux espaces sur de nombreux marchĂ©s, qui restreindra l’accès Ă  des espaces de premier choix, ce qui poussera les enseignes Ă  se tourner vers des plateformes en ligne, plutĂ´t que d’accroĂ®tre leur rĂ©seau physique ».

Si l’on observe les ouvertures de nouveaux magasins, on constate que l’Inde se place en tĂŞte et enregistre le plus d’entrĂ©es de nouvelles enseignes (8) en 2010, suivie par la Turquie (sept), et les EAU, le KoweĂŻt, l’Irlande, la Roumanie et la Belgique (6). L’inde, qui bĂ©nĂ©ficie d’un niveau Ă©levĂ© de confiance des mĂ©nages et d’une croissance Ă©conomique estimĂ©e Ă  8,8 % en 2010, n’a quasiment pas Ă©tĂ© affectĂ©e par la rĂ©cession qui a frappĂ© la majeure partie des pays europĂ©ens et amĂ©ricains, et constitue actuellement un territoire attractif pour les enseignes internationales.
Le Moyen-Orient reste une cible importante pour les dĂ©taillants mondiaux. Après l’arrivĂ©e d’un nombre important d’acteurs en 2009, les EAU ont reculĂ© lĂ©gèrement en 2010 de ce point de vue. Toutefois, ce chiffre est Ă  mettre en regard du nombre important d’enseignes dĂ©jĂ  prĂ©sentes Ă  DubaĂŻ, qui demeurent très actives dans la rĂ©gion, avec le KoweĂŻt (6 nouvelles enseignes) et l’Arabie Saoudite (5) qui restent très populaires.

Peter Gold a ajoutĂ© : « Historiquement, DubaĂŻ est le point d’entrĂ©e au Moyen-Orient, mais les enseignes cherchent dĂ©sormais Ă  dupliquer leur rĂ©ussite dans d’autres pays de la rĂ©gion dotĂ©s d’une clientèle similaire (fortunĂ©e, bien Ă©duquĂ©e, voyageuse et apprĂ©ciant les centres commerciaux modernes). Le KoweĂŻt et l’Arabie Saoudite correspondent Ă  cette description, tout comme Abou Dhabi, oĂą l’ouverture de deux nouveaux centres commerciaux devrait attirer plus de nouveaux entrants qu’à DubaĂŻ l’an prochain. On ne peut ignorer les troubles rĂ©cents dans la rĂ©gion, mais il est peu probable qu’ils aient un impact Ă  long terme sur le dĂ©sir des enseignes de s’Ă©tendre vers cette rĂ©gion. »

La Turquie a aussi connu un nombre important d’ouverture de magasins, les enseignes Ă©tant attirĂ©es par une classe moyenne de plus en plus nombreuse et aisĂ©e. Les consommateurs ont rapidement adoptĂ© le style de consommation occidental ces dernières annĂ©es. La jeunesse cosmopolite apprĂ©cie de faire ses achats dans des centres commerciaux nouveaux et luxueux. Le candidat Ă  l’entrĂ©e dans l’UE propose dĂ©sormais 3,5 millions de m² de centres commerciaux modernes et reprĂ©sente, avec 1,5 million de m² prĂ©vus, le 2ème plus gros stock de projets en Europe.

Peter Gold a ajoutĂ© : « La Turquie devrait rester la cible principale des enseignes dans les annĂ©es Ă  venir, la consommation des mĂ©nages devant croĂ®tre de plus de 6 % par an au cours des 5 prochaines annĂ©es – l’un des taux de croissance les plus Ă©levĂ©s d’Europe ».

Étonnamment, l’Irlande figure Ă©galement en tĂŞte du classement des nouvelles ouvertures, les dĂ©taillants profitant de la disponibilitĂ© d’espaces de premier choix, rares habituellement, de la faiblesse des loyers par rapport Ă  leur niveau historique le plus Ă©levĂ© et de pĂ©riodes de franchise de loyer de 12 Ă  15 mois. Ces encouragements, couplĂ©s Ă  la possibilitĂ© d’ĂŞtre mieux reprĂ©sentĂ©s dans des espaces de premier choix, prennent clairement le dessus sur les inquiĂ©tudes relatives Ă  la situation Ă©conomique et montrent la confiance des enseignes dans les perspectives du marchĂ© irlandais sur le long terme.

Source : CB Richard Ellis France

Immobilier : la France semble épargnée par la crise

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« Alors qu’Ă  travers le monde, l’immobilier subit de fortes turbulences, la France semble Ă©pargnĂ©e. (…) L’analyse des Ă©tudes rĂ©digĂ©es par de grands cabinets internationaux de conseil en immobilier fait apparaĂ®tre des disparitĂ©s entre les trois secteurs que sont l’immobilier commercial, intĂ©grant les bureaux, commerces et entrepĂ´ts, l’immobilier de tourisme, composĂ© des hĂ´tels et des rĂ©sidences de tourisme et l’immobilier rĂ©sidentiel neuf et ancien », prĂ©cise Jean-Maximilien Vancayezeele, directeur gĂ©nĂ©ral dĂ©lĂ©guĂ© de Crystal Finance.

« Ces différents marchés ne fonctionnent pas selon les mêmes mécanismes et connaissent donc des progressions et perspectives différentes. »

« Avec 51.525.000 m2, Paris reprĂ©sente 2,5 fois la superficie de bureaux de Londres tout en affichant l’un des taux de vacance locative le plus faible du monde (7%). Durant la crise, les loyers sont restĂ©s stables mais le niveau des transactions est passĂ© de plus de 20 milliards d’euros dans l’euphorie de 2007 Ă  5,1 milliards d’euros en 2009 au plus fort de la crise. En 2010, il devrait avoisiner les 7 milliards, pour reprendre un niveau conventionnel d’une dizaine de milliards en 2011. Cette chute des volumes n’ayant pas rĂ©ellement modifiĂ© la structure des prix des biens ni des loyers, cela permet d’envisager ce marchĂ© avec confiance. »

« L’immobilier commercial, ce sont aussi les murs de boutique. La France possède un des meilleurs parcs au monde, distribuĂ© au travers de nos villes mais aussi de nos centres commerciaux. Fin 2010, la consommation des mĂ©nages, en hausse de 1,2%, a permis d’assister Ă  une hausse du chiffre d’affaires des distributeurs. Cette reprise de la consommation a stabilisĂ© les loyers. »

« Enfin, le secteur logistique bĂ©nĂ©ficie de la position centrale de la France au sein de la gĂ©ographie europĂ©enne. La qualitĂ© de nos infrastructures de transport et la compĂ©titivitĂ© en termes de prix de location permettent par exemple Ă  la rĂ©gion parisienne, d’obtenir un taux de vacance locative faible (8,7%). L’immobilier commercial, clairement leader sur le marchĂ© europĂ©en, continue d’afficher de bons indicateurs. Il est cependant très corrĂ©lĂ© Ă  l’activitĂ© Ă©conomique, ce qui implique que la reprise Ă©conomique vers laquelle semble s’ĂŞtre tournĂ©e la France doit continuer. »

« Le tourisme a Ă©tĂ© fortement touchĂ© par la crise, conjuguĂ©e Ă  un euro fort, avec pour effet une baisse de visiteurs de l’ordre de 4%. L’annĂ©e 2010 a permis d’inverser cette tendance avec une hausse de la frĂ©quentation de 6% par rapport Ă  2009. En cette pĂ©riode de reprise, nous assistons Ă  un retour de la clientèle Ă©trangère habituelle (russe : +20%) et Ă  l’arrivĂ©e massive de la clientèle chinoise (+49,5%). En termes de positionnement, c’est le haut de gamme (4 Ă©toiles) qui bĂ©nĂ©ficie le plus de ce phĂ©nomène, avec des taux de remplissage revenus aux niveaux d’avant crise (68%). »

« La crise mondiale s’est manifestĂ©e sur l’immobilier français par une chute des transactions en 2008 et 2009. Bien qu’il y ait eu dans l’ensemble des secteurs une baisse plus ou moins forte des prix durant cette pĂ©riode, le faible nombre de transactions dĂ©montre que les vendeurs, lorsqu’ils n’Ă©taient pas dans l’obligation de cĂ©der, conservaient leurs actifs dans l’attente d’une meilleure conjoncture. Celle-ci est arrivĂ©e en 2010, avec le retour en France d’acheteurs dotĂ©s de liquiditĂ©s importantes. Ceux-ci Ă©taient Ă  la fois trop frileux pour investir dans les produits financiers et souvent accompagnĂ©s par des banques très enclines Ă  prĂŞter (poussĂ©es en cela par des politiques monĂ©taires accommodantes leur permettant de reconstituer leur marge). »

« Dans le neuf, la loi Scellier a fortement boostĂ© les ventes. Ces Ă©lĂ©ments ont permis une relance des transactions mais aussi une hausse des prix, extrĂŞmement forte en rĂ©gion parisienne (+18%). Les prix Ă  Paris après une pause, ont donc repris le chemin de la hausse qu’ils avaient initiĂ© depuis 1996. L’Etat-Providence a donc jouĂ© son rĂ´le d’amortisseur face Ă  une crise qui s’annonçait, au regard du reste du monde, sans prĂ©cĂ©dent pour l’immobilier français. Pour 2011, le rabot fiscal et une hausse possible des taux pourraient faire rĂ©apparaĂ®tre le spectre de cette crise mondiale sur l’immobilier. »

« Cependant le possible retour de l’inflation, naturellement bĂ©nĂ©fique Ă  la pierre, serait une force positive. Dans ce contexte, nous estimons qu’il faut privilĂ©gier l’immobilier commercial (SCPI bureaux et commerces), très corrĂ©lĂ© Ă  l’inflation et peu dĂ©pendant des politiques de dĂ©fiscalisation, les biens dans le secteur du tourisme 4 Ă©toiles et les biens immobiliers haut de gamme, considĂ©rĂ©s comme des valeurs refuges par la clientèle française mais aussi internationale. »

Source : Crystal Finance

JAPON: L’immense chantier de la reconstruction

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Le bilan des pertes humaines du séisme qui a frappé le Japon n’est toujours pas définitif. Et alors que les populations vivent sous la menace d’une catastrophe nucléaire, les experts et les autorités nippones sont déjà en train d’évaluer les conséquences économiques du tremblement de terre du 11 mars. Les dégâts occasionnés dans les villes et les infrastructures routières posent la question du coût de la reconstruction dans les zones dévastées. Ainsi, selon la RICS, le Japon devra dépenser au moins 16 trillions de Yens (140 Mds €) pour la reconstruction. Pour ce qui concerne le marché de l’immobilier à Tokyo, DTZ Research n’entrevoit pas de reprise du marché de l’immobilier prévue avant 2013.

La conférence de presse prévue par le Gouverneur de la Banque du Japon le 7 avril devrait donner un éclairage concernant les conséquences du tremblement de terre dévastateur qui a eu lieu sur la côte de la région de Tohoku, et sur la réponse politique appropriée de la part des autorités. D’autres éléments économiques seront diffusés dans les jours à venir.

Inévitablement, le tremblement de terre va impacter les données économiques pour le premier trimestre. Quelques améliorations sont probables avec le temps qui passe, mais les dommages causés sur l’approvisionnement énergétique conduisent à des pannes d’électricité supplémentaires qui contribuent à ce que l’activité soit plus faible qu’elle ne le devrait.

Cependant, il est un peu trop tôt pour estimer l’impact total sur la production intérieure brute japonaise. D’après nos chiffres, elle pourrait se situer autour de 0,5% de moins que prévu, l’estimation révisée de la RICS est de 0,7% pour 2011.

Le « Cabinet Office » estime que le dommage total dans la région devrait être de l’ordre de 16 à 25 trillions de yens (soit 140 à 220 milliards d’euros ou 3,3 à 5,2 % du PIB japonais). La première projection établit que le niveau de dévastation de la région affectée par le tsunami est deux fois plus important que celui du tremblement de terre de Hanshin en 1995.

Le processus de reconstruction devrait prendre grosso modo 3 ans. Au moins 7 trillions de yens seront nécessaires de la part du gouvernement pour remettre les infrastructures publiques très endommagées en état. Durant ce temps, la construction de logements privés jouera graduellement un rôle plus important en étayant l’amélioration de l’économie.

Source : RICS

DTZ Research publie une analyse de l’impact de la catastrophe japonaise sur le marché immobilier à Tokyo.

L’étude souligne tout d’abord que les conséquences du tremblement de terre et du tsunami du 11 mars seront multiples et complexes pour l’économie japonaise, notamment suite aux pertes de production et au rationnement de l’énergie – pour autant, si leur impact initial est significatif pour le PIB, celui-ci est prévu pour être de courte durée. Ainsi, les premières estimations de l’institut Oxford Economics suggèrent que la croissance du PIB japonais en 2011 serait de 1%, au lieu des prévisions de 1,3% avant le tremblement de terre, mais que l’effort de reconstruction pourra alimenter la croissance en 2012.

La baisse des valeurs locatives Ă  Tokyo pourrait se prolonger

Pour DTZ Research, le tremblement de terre aura un impact sur le marché de l’immobilier d’entreprise japonais, et ce bien que les dommages subis par les REITs (Real Estate Investment Trust) soient limités.

Avant la catastrophe japonaise, DTZ Research prévoyait une baisse des valeurs locatives de 6,5% à Tokyo en 2011, suivi d’une légère augmentation (2%) en 2012. Dans son « Global Outlook 2011 »,

DTZ Research envisageait un scénario pessimiste selon lequel le PIB japonais chuterait de 0,3% en 2011, avant de connaître une croissance de 1,1% en 2012. Cela aurait entraîné une baisse de 10,7% des valeurs locatives à Tokyo en 2011 et de 5,7% supplémentaires en 2012. Ces prévisions de croissance du PIB correspondent aux prévisions d’impact du tremblement de terre les plus pessimistes.

Dans le cas d’un scénario plus optimiste avec une croissance ralentie à 1% cette année, DTZ Research prévoit une baisse de 9,1% des valeurs locatives cette année, puis une stabilisation l’année prochaine avant une reprise en 2013.

L’investissement ralenti

Le tremblement de terre entraînera par ailleurs des conséquences pour les investissements. Avant la catastrophe, DTZ Research prévoyait que le rendement des emplacements « prime »  baisserait de 4,2% fin 2010 à 4,1% fin 2011 et à 4,0% en 2012. Cependant, si les investisseurs revoient à la baisse leurs attentes de croissance des loyers, et réduisent en conséquence leurs plans d’investissement, les rendements pourraient se stabiliser..

En revanche, on peut s’attendre à ce que les investisseurs reconsidèrent la prime de risque qu’ils appliquent à l’immobilier d’entreprise japonais ainsi que pour d’autres marchés sensibles aux catastrophes naturelles.

En somme, bien que les dommages aient été limités, ce tremblement de terre a entraîné une prise de conscience des acteurs du marché de l’importance d’une structure sismique. Certains responsables commencent à présent à envisager de disperser leurs bureaux afin de réduire les risques, ce qui pourrait entraîner de nouveaux types de demande.

Source : DTZ Research

Urbanisme commercial : le gouvernement en désaccord avec le Sénat

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Le gouvernement est en « dĂ©saccord » avec deux points de la proposition de loi relative Ă  l’urbanisme commercial qui sera examinĂ©e par le SĂ©nat Ă  partir de mercredi, a indiquĂ© mardi Ă  l’AFP le secrĂ©taire d’Etat au Logement Benoist Apparu.

Le gouvernement est certes « favorable au principe mĂŞme de cette proposition de loi et Ă  ce qui la sous-tend, Ă  savoir sortir la question des implantations de commerces du droit commercial », pour l’inscrire dans le droit de l’urbanisme, a-t-il soulignĂ©. Mais « on a effectivement avec les sĂ©nateurs deux points de dĂ©saccord », a-t-il ajoutĂ©.

DĂ©saccord avec le SĂ©nat

En dĂ©cembre, les sĂ©nateurs ont notamment adoptĂ© un amendement du rapporteur Dominique Braye « qui permet de dĂ©finir des règles de localisation prĂ©fĂ©rentielle des implantations commerciales en tenant compte de leur secteur d’activité ». « On y est dĂ©favorable parce qu’on considère que ça fige les situations commerciales, et qu’un document d’urbanisme n’est pas lĂ  pour dire quel type de commerce peut s’ouvrir ou pas », a indiquĂ© M. Apparu.
De mĂŞme, le texte prĂ©voit la crĂ©ation Ă  titre transitoire de Commissions rĂ©gionales d’amĂ©nagement commercial, qui remplaceraient les actuelles Commissions dĂ©partementales et nationale d’amĂ©nagement commercial (CDAC et CNAC), issues de la Loi de modernisation de l’Ă©conomie (LME) de 2008.
« Pour des questions de simplicitĂ©, on se dit qu’on ne va pas inventer un nouveau rĂ©gime pour une pĂ©riode transitoire. Restons sur le rĂ©gime LME le temps que le nouveau rĂ©gime s’applique », a ajoutĂ© M. Apparu.

« On a encore du temps devant nous pour discuter et trouver un point d’accord », a-t-il poursuivi, alors que le texte doit ĂŞtre examinĂ© en première lecture au SĂ©nat et pourrait ensuite faire l’objet d’une deuxième lecture dans les deux chambres.

De son cĂ´tĂ©, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) « tire la sonnette d’alarme » mardi sur deux « risques » engendrĂ©s par le texte. La proposition de loi « instaure une typologie en quatre secteurs d’activitĂ©: commerce alimentaire, Ă©quipement de la personne, Ă©quipement de la maison et culture et loisirs », explique le CNCC.

« Cette typologie sera extrĂŞmement prĂ©judiciable pour l’ensemble des commerces, avec notamment le risque d’interdire toute Ă©volution ou adaptation des commerces aux besoins des consommateurs et de certains commerçants qui verront disparaĂ®tre la valeur de leur pas de porte », prĂ©voit-il, demandant « la suppression de cette typologie ».

Le CNCC demande Ă©galement le maintien des CDAC et CNAC pendant la pĂ©riode transitoire. De mĂŞme, l’Union du grand commerce de centre-ville (UCV) et la FĂ©dĂ©ration des enseignes de l’habillement (FEH) s’opposent Ă  une « planification dĂ©taillĂ©e du commerce », dans un communiquĂ© commun.

SCPI : Marché des parts et performances en 2010

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En 2010 l’immobilier a conquis sa position de valeur refuge pour les épargnants.
Dans un environnement où l’incertitude domine, où la rémunération des Sicav « sans risque » est faible et où celle de l’assurance-vie décroît, où l’orientation de la Bourse n’est pas claire, où les menaces inflationnistes perdurent, l’attractivité relative de la pierre s’est renforcée. Cette nouvelle hiérarchie des placements s’est traduite par l’augmentation des prix du logement, par le succès considérable du dispositif Scellier… et par un niveau de collecte historique des SCPI.
Un flux d’achat de près de 3 milliards d’euros s’est porté, pour un tiers vers les SCPI Scellier et, ce qui est encore plus significatif du retour de l’épargne vers l’immobilier, pour deux tiers vers les SCPI non fiscales. Ce flux a nourri le marché secondaire des parts à hauteur de 417 millions d’euros et la collecte nette s’est établie à 2,5 milliards d’euros, portant ainsi la capitalisation du secteur à 22,3 milliards d’euros.
Cette collecte va faire des sociétés de gestion des opérateurs plus importants sur le marché de l’immobilier d’entreprise français. L’investissement des fonds collectés dans des biens immobiliers suffisamment rémunérateurs est le prochain enjeu des gérants.
Le rendement acheteur élevé (5,63 % pour l’année 2010 et 5,31 % en instantané début 2011 soit plus de 200 points de base au-dessus du taux des emprunts d’État) a sans nul doute contribué à l’arrivée de nouveaux souscripteurs.
Aussi longtemps que ce différentiel se maintiendra, les SCPI conserveront un potentiel d’attractivité dans la hiérarchie des placements.
Pour en savoir plus, l’Institut de l’Ă©pargne immobilière et foncière (IEIF) vient de livrer sa dernière publication : « SCPI : MarchĂ© des parts et performances en 2010 », rĂ©alisĂ©e par Daniel While.

Paref : 18,2 M€ de revenus locatifs en 2010

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Paref
Au 31 décembre 2010, Paref a enregistré  18,2 M€ de revenus locatifs contre 18 M€ en 2009. Son patrimoine expertisé s’élève à 207 M€, contre 203 M€ fin 2009.
Pour accélérer le développement de la SCPI Interpierre, Paref a réalisé au 1er juillet 2010 un apport de 8 immeubles représentant une valeur de 27,4 M€ et des loyers annuels de 3,0 M€. Au 31 décembre 2010, Paref détient après cet apport 78 % du capital de la SCPI, ce qui conduit à l’intégrer globalement dans les comptes consolidés. Les 6 immeubles  représentent une valeur estimée de 7,9 M€ et un loyer annuel de 0,8 M€.
Au 31 décembre 2010, Paref affiche 468 M€ d’actifs gérés, en progression de 9 % sur un an. Son ANR de liquidation par action s’élève à 85,3 € contre 79,9 € fin 2009 (chiffre retraité), en hausse de 6,8 %.
«Le groupe poursuivra dans les mois à venir sa stratégie de croissance qui repose sur : le développement de son portefeuille d’actifs avec un effet de levier modéré, principalement par investissement indirect via des participations minoritaires dans les OPCI lancés par Paref Gestion, en fonction des opportunités qui se présenteront ; la poursuite de la politique d’arbitrage à raison d’une à deux cessions par an d’actifs arrivés à maturité ou inadaptés ; le développement du potentiel important de l’activité gestion de SCPI avec une équipe commerciale renforcée et une gamme complète de SCPI en habitation (Pierre 48), commerces (Novapierre 1) et bureaux (Interpierre, redimensionnée grâce aux apports de Paref) ; le développement de nouveaux OPCI institutionnels, dédiés ou thématiques, à la suite de Vivapierre, Polypierre et Naos ; la poursuite de la politique de renforcement des fonds propres, notamment par des augmentations de capital par apport en nature selon les opportunités qui se présenteront.»

L’immobilier : En attendant les taux…

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Pour un peu, on oublierait la crise. La presse immobilière de mars n’est que bulles : les plus pessimistes brandissent le danger d’un emballement sur le marché résidentiel (Investir, 26 mars) ou d’une baisse des rendements tertiaires sur les segments prime (Le Monde, 11 mars) tandis que les plus optimistes préfèrent insister sur la collecte historique de la pierre-papier (Challenges, 3 mars) ou le potentiel de valorisation des foncières (La Tribune, 9 mars)… soit les mêmes sujets que ceux qui avaient cours avant 2007.
Ce n’est pas que le contexte n’a pas changé : alors qu’avant la crise on venait à l’immobilier par surcroît de liquidités disponibles, on y vient à présent par aversion au risque. Alors qu’auparavant les investisseurs venaient capter dans la pierre l’inflation des actifs réels, ils viennent maintenant s’y protéger d’une inflation future. Les arbres ne montent plus jusqu’au ciel, mais on peut s’y accrocher. Du coup, on en arrive à ce paradoxe : « En privilégiant la sécurité, les investisseurs pourraient fabriquer les conditions d’une nouvelle bulle » (Le Point, 3 mars).
Un signe de santé qui ne trompe pas : la Commission européenne et la BCE se proposent d’intervenir. La première en dénonçant le caractère illégal des dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement locatif (La Tribune, 15 mars, Les Échos, 31 mars), la seconde en pénalisant les crédits immobiliers trop faciles (Les Échos, 30 mars). Professionnels et observateurs guettent la hausse des taux qui, accompagnée ou non d’une poussée inflationniste, recomposerait l’équation des investisseurs immobiliers.
Auteur : Daniel WHILE, IEIF.

Nouveau lien entre l’Immobilier commercial et Internet

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Une foncière utilise sa visibilitĂ© sur internet. Depuis le milieu du mois de Novembre, la foncière Hammerson organise des ventes flash sur le site internet de son centre commercial Italie 2 Ă  Paris. Le site offre, pour des durĂ©es de quelques jours en exclusivitĂ©, des rĂ©ductions jusqu’Ă  50% sur certains produits commercialisĂ©s par les boutiques du centre. Le but de cette initiative est d’augmenter la frĂ©quentation du centre plutĂ´t que de gĂ©nĂ©rer du chiffre d’affaires sur internet : les clients des ventes flash ne peuvent que rĂ©server un produit en ligne (en Ă©change du paiement de frais de rĂ©servation), mais ils doivent ensuite se rendre au centre commercial pour acheter le produit rĂ©servĂ© auprès du commerçant. Pour le moment, les sites internet des centres commerciaux restent principalement utilisĂ©s pour offrir des informations pratiques (heures d’ouverture, Ă©vĂ©nements et parfois rĂ©ductions disponibles dans certaines boutiques), alors que cette initiative cherche Ă  utiliser la visibilitĂ© du centre commercial sur internet pour contribuer plus directement au chiffre d’affaires de ses commerçants.

Pas de mélange entre l’activité de foncière et de commerçant. Cette initiative pourrait avoir un effet positif sur le chiffre d’affaires des commerçants du centre, ce qui bénéficierait également à la foncière par le biais de la clause de loyer variable lié au chiffre d’affaires qui figure dans de nombreux baux. Le concept de ventes flash liées à un centre commercial spécifique pourrait répondre à une demande réelle pour des produits à prix réduits disponibles immédiatement dans une boutique de proximité. Cependant, les foncières ne sont pas sur le point de se lancer dans le commerce en ligne. Les revenus en ligne générés par la foncière (principalement les frais de réservation) sont amenés à rester faibles. Cette initiative semble également structurée pour éviter les conflits d’intérêts potentiels entre les ventes flash organisées par la foncière et les commerçants du centre ainsi que leur site de vente en ligne.
Défendre l’attrait des centres commerciaux par l’innovation. Les foncières ont déjà pris des initiatives pour renforcer l’attractivité des centres commerciaux et augmenter leur fréquentation, comme par l’ajout d’activités de loisirs dans les centres. L’initiative à Italie 2 est un nouveau pas dans cette même direction. A l’avenir, de nouvelles initiatives seront nécessaires pour continuer à défendre la position des centres commerciaux existants contre les nouveaux projets et le commerce en ligne dans un environnement de croissance économique faible.

Auteur : RĂ©mi Antonini
Menkaura est une société indépendante spécialisée sur le secteur immobilier européen. Menkaura conseille les entreprises dans le domaine de la stratégie, des fusions & acquisitions, des transactions, des restructurations et du financement.

La France, marché préféré des investisseurs en centres commerciaux

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La France arrive en tĂŞte des marchĂ©s de centres commerciaux prĂ©fĂ©rĂ©s des investisseurs en Europe, selon le nouveau rapport de recherche publiĂ© par Savills en partenariat avec Oxford Economics. Le rapport place la France comme première destination d’investissement, suivie par l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et la Pologne.
L’étude se base sur cinq critères clés pour les 18 marchés européens étudiés, parmi lesquels les perspectives de ventes, la volatilité du PIB sur 15 ans, et le volume des dépenses de consommation.
La France arrive ainsi en tête de tableau, grâce à sa stabilité économique, la faible volatilité du PIB et la croissance des ventes anticipée à +2,7% par an entre 2011 et 2016. Les loyers des centres commerciaux prime s’y élèvent actuellement à 2 000 €/m2/an.
La Pologne, qui occupe la cinquième place, serait, selon Savills « le marché susceptible d’enregistrer la plus forte croissance, en raison des probables hausses de dépenses de consommation, mais aussi d’un essor démographique rapide. Ses perspectives commerciales sont parmi les meilleures des pays étudiés, avec une croissance moyenne de +5,16% (contre une moyenne européenne de +2,2%) entre 2011 et 2016, et un stock de centres commerciaux limité à 214 m2 pour 1 000 habitants.

KP Solar, le premier clé-en-main avec centrale solaire intégrée

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KP1, groupe industriel français spĂ©cialisĂ© dans le bĂ©ton prĂ©contraint, et Urbasolar, lancent un nouveau bâtiment clĂ©-en-main, avec centrale photovoltaĂŻque intĂ©grĂ©e : KP Solar. Conçu par les ingĂ©nieurs de KP1 et Urbasolar, KP Solar est un nouveau système constructif unique et brevetĂ©, Ă  haute efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, qui combine Ă©lĂ©ments photovoltaĂŻques et structures du bâtiment. « Pour rĂ©pondre aux contraintes des entreprises dĂ©sireuses de s’installer dans des zones d’activitĂ©s rĂ©glementĂ©es, la toiture de ce bâtiment a une inclinaison de 10%, ce qui est extrĂŞmement rare avec les panneaux photovoltaĂŻques », explique KP1. Ce concept se dĂ©cline en deux bâtiments : KP Sola, adaptĂ© aux activitĂ©s commerciales ; et KP Volta, pour les activitĂ©s industrielles.